Re-socialiser les traces d’activités numériques

Journée d’études intitulée « Méthodes quantitatives dans la recherche sémiotique. Une occasion de dialogue interdisciplinaire sur l’analyse du sens », vendredi 5 février 2016 à l’ISCC, organisée par Dario Compagno, Dr. en SIC et ATER à l’Université Sorbonne Nouvelle / USPC.

Communication effectuée en collaboration avec Julien Mésangeau (McF, SIC, Paris 3). Le programme a retenu le titre : « De l’observé au déclaratif. Les méthodes numériques et l’enquête en SHS ». Certes, nous parlons méthodes numériques et SHS, mais plus particulièrement de l’inscription dans les sciences de l’information et de la communication (SIC) des méthodes numériques. A cette fin, nous prenons appui sur les enquêtes empiriques menées par chacun d’entre nous, en tentant d’en dégager des enseignements transverses. Il s’agit ainsi de voir ce qui peut être retiré de commun méthodologiquement et théoriquement de deux expériences de terrain ayant recours à des méthodes numériques. L’objectif visé est dès lors de permettre un recul réflexif sur ces méthodes, soulignant à la fois leur intérêt et leurs limites ce qui, nous l’espérons, pourra être utile à d’autres chercheurs en sciences de l’information et de la communication souhaitant s’engager dans cette direction. Le titre exact est le suivant : « Re-socialiser les méthodes numériques : une proposition qualitative pour les SIC ».

Voici le résumé de notre intervention :

Les méthodes de recherche numérique suscitent une attraction forte chez les chercheurs en sciences de l’information et de la communication. Au-delà de la nouveauté et de l’« effet de mode », l’illusion de la facilité semble également caractériser cet attrait. Nous proposons un retour réflexif sur deux expériences de recherches empiriques menées à partir de données numériques : une enquête sur les usages du smartphone d’une part et sur les réseaux socionumériques professionnels d’autre part. Nous soulignons l’intérêt d’une combinaison des méthodes dans l’interprétation des traces numériques afin de ne pas négliger le rôle des pratiques non numériques des enquêtés et leur profil sociodémographique dans l’explicitation des comportements numériques observés.

Un article a récemment été publié dans le numéro 8 de Revue Française des Sciences de l’Information et de la Communication, reprenant cette communication. Co-écrit avec Julien Méseangeau (Maître de Conférences à l’Université Paris 3, ICM-MCPN), il est disponible ici et s’intitule : « Re-socialiser les traces d’activités numériques, une perspective qualitative pour les Sciences de l’Information et de la Communication (SIC) ». Il est, par ailleurs, intégré à un dossier portant sur les Humanités Numériques et les SIC.